Manuel Vásquez Villavicencio

 Magister en philosophie de l’Universidad Simón Bolívar (Caracas, Venezuela 2014) avec une thèse intitulée La respuesta de Sexto Empírico a la acusación de apraxia, Manuel Vásquez Villavicencio est doctorant inscrit à l’Université du Québec à Montréal travaillant sous la direction de Jean-Marc Narbonne (Université Laval) et Dario Perinetti (Université du Québec à Montréal) dans une thèse intitulée Scepticisme et vie ordinaire:  la fonction normative de la réflexion philosophique chez Sextus Empiricus et David Hume. Il a été assistant d’enseignement et de recherche dans les départements de philosophie de l’Université du Québec à Montréal et de l’Universidad Simón Bolívar. Aussi, il participe à l’édition, traduction et commentaire en langue espagnole des traités aristotéliques De somno et vigilia, De insomnis et De divinatione per somnum  dans le Groupe de Recherche de la Pensée Antique APEIRON, adscrit à l’Universidad Simón Bolívar sous la direction de Javier Aoiz.

Description du projet de recherche:

Tout au long de l’histoire de la philosophie, la fonction normative de la réflexion philosophique, son rôle dans la détermination de ce qu’est la vie bonne, a été un sujet majeur de discussion. Il semble que la manière d’envisager ses objets d’étude, et parfois la nature même de certains de ces objets, est si abstruse que les résultats de la réflexion philosophique n’arrivent pas à avoir une relation claire avec la vie des individus ou avec les dynamiques sociales. Toutefois, la figure du philosophe n’a pas toujours été conçue comme celle de quelqu’un qui abandonne le point de vue propre à la vie ordinaire. Je défends la thèse que depuis l’antiquité il s’est développé dans la tradition sceptique une approche particulière à la fonction normative de la réflexion philosophique visant à atteindre une relation équilibrée entre la démarche réflexive du philosophe et la dimension pratique propre à la sphère de la vie ordinaire. Pour moi, cette relation serait basée sur une compréhension critique de la philosophie et de la pensée humaine en général. Pour montrer cela, la recherche ici ébauchée s’attardera à l’étude des réponses que Sextus Empiricus et David Hume–les sceptiques dits destructeurs par excellence–ont apportées à la question de savoir si la philosophie peut et doit être un guide pour la vie.